COMORES

L'union des Comores regroupe la grande Comore, Anjouan et Mohéli. Trois îles aussi dissemblables que possible. Ancienne colonie française ayant accédé à son indépendance en 1975, cette union souffre aujourd'hui d'une cruelle instabilité qui influe, forcément, sur son économie. Situées à l'entré du canal du Mozambique, au Nord Ouest de Madagascar, les Comores bénéficient d'un climat fort clément, plus sec que la Réunion, mais sans grande comparaison. La visite se fera île par île, en débutant bien sûr par la Grande Comore et sa capitale, Moroni. Ce qui frappe en premier lieu, c'est l'aspect assez inhospitalier de la côte. Difficile d'imaginer un port de commerce presque flamboyant du temps du sultanat et des trafics avec Zanzibar, dans ce lieu que l'on appelle le port aux boutres duquel on a une vue magnifique sur l'ancienne mosquée du vendredi. Surprenant de découvrir aujourd'hui un port au tirant d'eau trop faible pour accueillir les porte-conteneurs et le ballet de boutres qui s'ensuit en un incessant va-et-vient, chargeant les marchandises en un équilibre incertain. Tel un phare, la Mosquée du vendredi trône à l'entrée du port, majestueuse. Une petite merveille édifiée au Xve siècle, ouvragé avec la finesse des artistes musulmans. De cette époque, il ne reste que des colonnes polygonales et le plafond peint, sachant que nombre de transformations ont été opérées avec le temps, afin d'agrandir l'édifice. Pour autant, cela ne nuit pas à l'harmonie de l'ensemble. On peut encore monter et visiter le minaret. La mosquée actuelle, où Grande mosquée est plus vaste et plus moderne, pouvant accueillir 6000 fidèles, donnant à celle du vendredi un air de souvenir pour carte postale. Les plus vieux quartiers de Moroni se situent dans le même périmètre, avec au premier titre, la Médina. Se perdre dans ces ruelles est un vrai bonheur, sachant qu'il y aura toujours quelqu'un pour vous aider à retrouver votre chemin. Les vieilles maisons, anciennes propriétés des sultans sont toujours là, parfois ravagées par le temps, parfois aujourd'hui encore habitées, l'un n'empêchant d'ailleurs pas l'autre. Impossible de ne pas s'extasier sur le travail et le délié des sculptures de porte de bois plein. Au-delà, une fois que l'on a passé la grande avenue des ministères, on arrive dans une zone faite de cases traditionnelle. Impossible de ne pas se laisser tenter par quelques spécialités locales et grignoter, comme tout un chacun, quelques brochettes de viande cuite sur un petit brasero. Accompagné d'une patate douce, étuvée sous la cendre... Toujours dans la médina, engouffrez vous dans les magasins, souvent tenus par des comoriens d'origine indienne et partez à la découverte de magnifiques tissus aux couleurs vives, à choisir dans des dizaines de coupons. Observer les femmes à la recherche des plus belles pièces.

La visite se poursuit vers le marché aux produits frais. Soyez prêts à affronter la foule des grands jours : embouteillages de folie entre taxis et taxis-brousse. Les uns pour les clients, les autres pour les fournisseurs. Orgie de poulets, sur pattes, tomates, oignons, muscade, riz, sel... Le tout dans un admirable désordre. Une fois que vous aurez bu jusqu'à la lie cette ambiance festive, continuez à traîner avant d'embaucher un taxi à la journée, c'est ce qu'il y a de mieux. Vous aurez l'avantage d'avoir avec vous quelqu'un qui connaît parfaitement son île et vous la fera découvrir avec fierté. Moroni est une capitale, mais pas le centre du monde. Il faut découvrir la Grande Comore dans tous ses états : hauts, bas, nord, sud. Perdez vous dans la lumière tombante sur les berges du lac salé, dévorez des goyaviers avec vue sur la mer, écoutez l'appel du Muezzin et la paix qui règne ici. Si vous le pouvez, poussez ensuite jusqu'à Mutsamiuli, une presque station balnéaire. Une mer d'un bleu à couper le souffle, du sable blanc... mais un bon peu d'ordures. La communauté tente de se prendre en main et de redonner à la plage un lustre qu'elle n'aurait jamais dû perdre. Le combat est tenace, les mauvaises habitudes bien ancrées. La volonté et les générations à venir feront le reste. Il est clair que ce déplacement aux Comores ne peut s'arrêter à son île principale.. D'autres merveilles sont à découvrir : Anjouan et Mohéli, la perle aux tortues où là la prise en compte de l'environnement n'est pas un vain mot.

Ce pays est attachant au possible, et de découverte en découverte, il est un monde qui ouvre l'esprit. La force des Comoriens, c'est la volonté, l'envie de s'en sortir, une solidarité inébranlable où une personne âgée sans famille ne le reste jamais longtemps. Elle sera adoptée par une autre, car la famille se conçoit au sens large. On n'abandonne jamais les anciens. L'autre force, c'est celle de l'accueil. On n'est jamais seul et les sourires se font plus francs dès lors qu'on observe avec curiosité et envie de connaître la richesse du patrimoine historique. Et même si, régulièrement, on parle de choléra aux Comores, comme c'est d'ailleurs le cas à Madagascar, ce qui semble gêner beaucoup moins, il ne faut pas que ce soit un frein au voyage. En respectant quelques règles de base d'hygiène

Sophie Boudet

# Posté le samedi 23 août 2008 19:56

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 04:25

COMORES

COMORES

# Posté le samedi 23 août 2008 19:58

Modifié le samedi 23 août 2008 21:09

COMORES

COMORES

# Posté le samedi 23 août 2008 20:02

Modifié le samedi 23 août 2008 21:10

COMORES

COMORES

# Posté le samedi 23 août 2008 21:13

COMORES

COMORES

# Posté le samedi 23 août 2008 21:16